Une semaine après que Pékin a annoncé la prolongation de son enquête antidumping sur les importations de viande de porc et de sous-produits porcins originaires de l’UE, l'interprofession porcine tenait son assemblée générale, le 17 juin, durant laquelle Philippe Bizien a partagé les craintes de la filière. Comme annoncé fin mai par les gouvernements français et chinois, les autorités chinoises ont donné, début juin, les premières autorisations à des abatteurs de porc français pour les abats blancs. Dans son discours de clôture, le président d'Inaporc a espéré que leur « audit système » prévu début juin permettra d’ouvrir le marché chinois à toutes les entreprises concernées, ce qui augmenterait de 10% les volumes exportés en Chine. Il s’est d’autre part inquiété de la récente prolongation de cette fameuse procédure anti-dumping lancée par la Chine en juin 2024 du fait de la taxation européenne de véhicules électriques. Cette prolongation de six mois fait courir le risque d’une taxation des produits européens du porc jusqu’au 16 décembre 2025. Le « risque majeur » serait selon lui le reflux vers le marché français de viandes de porc d’Espagne ou des Pays-Bas détournées de la Chine.
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