Interrogé par Agra Presse sur le récent accord trouvé au Marché du porc breton (MPB) pour valoriser les porcs castrés sous anesthésie, le président de la FNP (éleveurs, FNSEA), François Valy, estime que le montant de 3 ct€/kg «est un début de reconnaissance, mais ce n'est pas suffisant». Selon ses calculs, il couvrira «le produit [anesthésiant] et une partie de la main-d'œuvre, mais pas les incidences techniques économiques, que sont le moins bon indice de consommation qu'un mâle entier, et le moins bon classement au taux de muscle». En juillet 2022, les dix organisations de producteurs (OP) de l’AOP Porc Grand Ouest avaient demandé d'appliquer un bonus de 7 ct€/kg. Il s'agissait d'une position intermédiaire entre la position des abatteurs (+2 ct€/kg, correspondant au coût de l’anesthésie/analgésie) et celle des éleveurs (+13,7 ct€/kg, couvrant toute la différence de coût de production entre mâles entiers et castrés). Mais ce prix n'a jamais été appliqué par la filière. L'éleveur met en garde: «Aujourd'hui, nous avons déjà des difficultés à recruter de la main-d'œuvre dans les élevages, et la castration n'est pas une partie de plaisir. Si les abatteurs veulent du castré – car ils disent que c'est une viande de qualité –, il faut la payer.»
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