Avec la proposition de loi pour la compétitivité de la Ferme France, le sénateur Laurent Duplomb (LR, Haute-Loire) se fait «le porte-voix d’une agriculture toujours plus intensive et toujours aussi peu respectueuse de la biodiversité et de la santé des consommateurs», dénonce le président de l’association UFC-Que choisir dans un communiqué publié le 10 mai. Retour sur la séparation vente-conseil, autorisation des épandages par drones, «légalisation à la hussarde des infrastructures de stockage de l’eau», lutte contre la surtransposition: le texte, estime Alain Bazot, est «une véritable lettre au père Noël de la FNSEA». Le président de l’influente association de consommateurs s’agace particulièrement des propositions d’assouplissement du fonctionnement des autorisations de mise sur le marché pour les pesticides. L’Anses, estime-t-il, «devrait modérément apprécier» l’imposition d’un bilan «bénéfices risques […] en plus des impacts sanitaires et environnementaux déjà pris en compte». «Diluer les enjeux sanitaires et environnementaux avec un critère économique, c’est ni plus ni moins donner un prix à la sécurité sanitaire et environnementale», regrette Alain Bazot. En conclusion, le président de l’ONG «exhorte les sénateurs ayant un tant soit peu d’intérêt pour la santé humaine et l’environnement à rejeter cette proposition de loi dévastatrice».
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