Les vignerons de Bordeaux, qui réclament un tarif du vin «rémunérateur», se sont mis d'accord le 8 avril avec le négoce et la distribution sur le principe d'un «contrat de filière» intégrant l'idée d'indicateurs reconnus pour déterminer le juste prix de leur production. Au terme d'une réunion jugée «fondatrice» rassemblant viticulteurs, distributeurs, syndicats et l'État, un «point crucial» a été partagé par «tout le monde», celui d'une «juste valorisation du travail du viticulteur», a assuré Allan Sichel, président du CIVB (interprofession). «Ça s'inscrirait dans un contrat de filière (...) en se servant de certains indicateurs objectifs, qui sont à définir et serviraient de base sur la détermination du prix», a-t-il déclaré en conférence de presse, d’après l’AFP. «Tous les opérateurs sont d'accord pour travailler dessus», a-t-il ajouté, saluant la «bonne volonté» des distributeurs présents (Carrefour, Auchan, Intermarché). Pour le CIVB, l'intégration d'indicateurs dans la fixation des prix doit encore être «sécurisée» et une évolution légale sera sans doute nécessaire. L'interprofession vise en particulier la prochaine évolution de la loi Egalim sur les prix agricoles, qui fait actuellement l'objet d'une mission parlementaire.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Plan canicules et sécheresse : chiffrage du ministère attendu le 27 août
Afin de calibrer son « plan massif » d’aide d’urgence, Annie Genevard réunira les préfets jeudi 27 août pour un…
Lin : surface française en hausse de 10 % en 2026, le lin d’hiver en plein essor
Premier producteur mondial de lin, la France a cultivé 200 000 ha de lin en 2026, en progression de 10 % par…
Bovins/DNC : le Conseil d’État déboute encore les anti-vax
Dans plusieurs avis rendus le 23 juillet, le Conseil d’État a débouté de leurs nouvelles demandes les éleveurs…