Dans le rapport «More money, more meat», publié le 10 mai (document en anglais), le CIWF chiffre les réductions de consommation de protéines animales que doivent consentir les 103 pays les plus riches pour atteindre un régime alimentaire «sain et durable» (défini par l’étude Eat-Lancet de 2019). En se basant sur les chiffres de la FAO de 2018, la France doit ainsi diminuer de 62% sa consommation de protéines animales (-71% de viande, -52% de produits laitiers, -59% d’œufs). Toutes protéines animales confondues, c’est l’Islande qui doit le plus réduire sa consommation (-73%), en raison d’un fort tropisme pour la viande et les produits de la mer. Les États-Unis ne pointent qu’à la 11e place du classement, mais sont les premiers consommateurs de viande, qui constitue «le produit animal le plus surconsommé». Les Finlandais sont ceux qui doivent le plus réduire leur consommation de produis laitiers (-74%), et les Mexicains celle d’œufs (-76%). Le CIWF appelle les pays riches à «fixer des objectifs clairs pour réduire la consommation des aliments d'origine animale», et à «aligner les lignes directrices en matière d'alimentation sur les principes du régime alimentaire planétaire EAT-Lancet».
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