Au Vietnam, les initiatives en faveur du recyclage des pailles de riz se sont multipliées depuis deux ans, après qu’une centaine de pays se sont engagés à réduire les émissions de méthane de 30% d’ici 2030, rapporte l’AFP. Car, dans les rizières inondées, les bactéries prospèrent dans les résidus de paille laissés dans les champs après la récolte, représentant la moitié des émissions de méthane au Vietnam. Sur le terrain, la transition vers une riziculture plus propre est soutenue par l’Institut international de recherche sur le riz (IRRI), une ONG bien implantée en Asie. Dans la province de Can Tho, Dong Van Canh, 39 ans, s’est par exemple tourné vers la production de champignons et d’engrais organiques avec sa paille de riz qu’il ne laisse plus pourrir dans les champs. «Si nous pouvons vendre la paille et gagner de l’argent, tout le bénéfice est pour nous», explique-t-il à l’AFP. L’autre piste, encouragée par les scientifiques du CGIAR, un centre international de recherche agronomique, consiste à assécher temporairement les rizières pour éviter les eaux stagnantes. Selon les autorités vietnamiennes, cette technique aurait déjà été adoptée par le tiers ou la moitié des terres rizicoles de la province d’An Giang (sud) selon les saisons, couvrant plus de 200 000 hectares en 2019, soit deux fois plus qu’en 2018.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Installation : en Pays de la Loire, la région lance un nouveau prêt à taux zéro
La région Pays de la Loire lance un prêt à taux zéro dédié à l’installation des jeunes éleveurs, a-t-elle annoncé le…
Agritourisme : une esquisse de PPL pour structurer et développer le secteur
Remettant son rapport aux ministres Serge Papin (PME) et Annie Genevard (Agriculture) le 13 mai, la mission…
Ademe : le conseil d’administration vote contre le projet de réforme du gouvernement
Le conseil d’administration de l’Agence de la transition écologique (Ademe) a adopté, le 19 mai, une résolution…