Dans un rapport commandé par le ministère britannique de l’agriculture, le cercle de réflexion Green finance institute pour encourager le secteur privé à financer la réduction des émissions et pollutions liées à l’agriculture. De nouveaux objectifs gouvernementaux, rappelle le rapport, prévoient une réduction de 40 % des pollutions liés à l’azote et au phosphore d’ici 2030, ainsi que 60% de sols gérés «durablement». Or selon d'autres études rédigées par le même institut, ces efforts pourraient représenter un investissement de 26 Mdr€. Les auteurs estiment donc nécessaire de mobiliser les banques, mais également l’aval de la chaine agroalimentaire, ainsi que tous les investisseurs intéressés par les services écosystémiques. Les principales barrières, analysent-ils, concernent le manque de données sur les pratiques agricoles, les doutes dans les fermes ou chez les agriculteurs, ainsi que l’absence d’indicateurs clairs donnés par le gouvernement à l’échelle des exploitations. Autant de freins que le rapport propose de lever avec des trajectoires de transition précises, une fiscalité incitative sur le carbone et la nature, ou encore l’accélération de la diffusion des bonnes pratiques. Et de rappeler que le secteur privé, au travers des prêts bancaires, est déjà un financeur important du secteur agricole à hauteur de 22 Mrd€.
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