Le procès pour « traite d'êtres humains » concernant la société de prestations de services viticoles Anavim, initialement prévu le 26 mars à Châlons-en-Champagne (Marne), a été renvoyé au 19 juin, rapporte l’AFP. Le renvoi a été demandé par la défense des 57 travailleurs saisonniers recrutés par la société lise en cause pendant les récoltes 2023 en Champagne. La dirigeante d'Anavim devait comparaître aussi pour travail dissimulé, emploi d'étrangers sans autorisation de travail salarié, « soumission de plusieurs personnes vulnérables ou dépendantes à des conditions d'hébergement indignes » et avec une « rétribution inexistante ou insuffisante ». Deux hommes soupçonnés d'avoir contribué au recrutement des vendangeurs devaient aussi être jugés dans cette affaire, ainsi que la société Anavim et une entreprise viticole de la Marne, en tant que personnes morales. Pour la première fois dans un procès de ce type, le Comité Champagne était lui aussi partie civile. Les vendanges de 2023 dans la région avaient été émaillées d'incidents. Quatre personnes travaillant à la récolte du raisin étaient décédées lors d'un mois de septembre particulièrement chaud. Le Comité champagne avait, dans la foulée, présenté un plan d’actions pour améliorer la situation.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Conseil/expertise comptable : fusion chez Cerfrance des entités Brocéliande et Val de Loire
Cerfrance Brocéliande (Ille-et-Vilaine et Morbihan) et Cerfrance Val de Loire (Indre-et-Loire et Loir-et-Cher), deux…
Cassis/groseilles : avec la canicule, la filière redoute une forte chute de production
Alors que la récolte 2026 de cassis et de groseilles s’annonçait prometteuse, l’épisode caniculaire exceptionnel qui touche…
Coopératives : résultat net en hausse chez Le Gouessant, bilan 2025 « solide »
Dans un communiqué du 25 juin, le groupe coopératif Le Gouessant a annoncé une progression annuelle de son résultat…