Deux ans de prison avec sursis au moins ont été requis mercredi 16 octobre au tribunal correctionnel de Dijon pour «traite d'être humain» et «hébergement indigne» contre un couple de prestataires de service viticole bien connu à Beaune (Côte-d'Or), rapporte l’AFP. Ceux-ci faisaient travailler dans des «conditions indignes» des saisonniers roumains employés aux vendanges. Contre l'intermédiaire roumain qui travaillait avec eux, il a été demandé 15 mois avec sursis. Logement de fortune, un seul sanitaire, aucune eau potable: le rapport de la gendarmerie est sans appel. Selon l'accusation, aucun des vendangeurs, «équipés de tours de cou floqués du nom de l'agence», n'avait de contrat de travail et aucun salaire n'a été versé, ce qui est contesté par les accusés. Quand les saisonniers réclamaient leur dû, on les menaçait, selon l’AFP. Le prestataire de services aurait amassé 76 000 euros, selon l'enquête. «Personne ne veut héberger les vendangeurs», y compris «les domaines qui se déchargent sur les prestataires», a argumenté l’avocat du couple dont il a réclamé la relaxe. Le couple a indiqué avoir écrit «dès 2022 à tous les maires de grands crus pour dire qu'on devrait avoir des emplacements pour les vendangeurs». Le jugement a été mis en délibéré au 20 novembre.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Plan canicules et sécheresse : chiffrage du ministère attendu le 27 août
Afin de calibrer son « plan massif » d’aide d’urgence, Annie Genevard réunira les préfets jeudi 27 août pour un…
Lin : surface française en hausse de 10 % en 2026, le lin d’hiver en plein essor
Premier producteur mondial de lin, la France a cultivé 200 000 ha de lin en 2026, en progression de 10 % par…
Bovins/DNC : le Conseil d’État déboute encore les anti-vax
Dans plusieurs avis rendus le 23 juillet, le Conseil d’État a débouté de leurs nouvelles demandes les éleveurs…