La négociation salariale qui a réuni les partenaires sociaux de la branche Production agricole et Cuma, le 17 janvier, «a débouché sur une sorte de statu quo où tout le monde se renvoie la balle, mais le dialogue est encore ouvert», a confié le secrétaire national de la CFDT Agri-Agro Benoît Delarce en conférence de presse le 23 janvier. Le syndicat de salariés espère obtenir une revalorisation des salaires conventionnels (minimas de branche) pour prendre en compte l’inflation. Et ce après l’échec de la dernière négociation en août (le Smic avait augmenté de 2,01%), et à la suite d'une nouvelle hausse du Smic (+1,81%) le 1er janvier. «La négociation est vraiment tendue (…) du fait probablement d’une difficulté [pour les entreprises agricoles] à augmenter les prix des produits», a reconnu Benoît Delarce. Face à «une proposition de grille [des salaires] ferme de la FNSEA», la CFDT a fait une contre-proposition qui consiste à «rattraper le Smic en valeur, mais pas en pourcentage», a détaillé M. Delarce. «Entre mai et janvier, le Smic a augmenté de 63,70 euros par mois. La proposition [est] de mettre 63,70 euros par mois à tous les paliers pour qu’au moins cette hausse de pouvoir d’achat soit donnée au salarié.» Le prochain round de négociation aura lieu le 27 janvier, selon le syndicat.
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