A l’occasion de la visite d’Emmanuel Macron au Sia le 22 février, les Jeunes agriculteurs vont demander au président de la République «un plan de défense de l’agriculture». «L’arme alimentaire est au cœur des sujets géopolitiques», a expliqué le patron du syndicat Pierrick Horel, lors d’une conférence de presse la veille. Pour justifier sa demande de «plan de défense de l’agriculture», il pointe les «attaques» du président américain Donald Trump, avec des «pressions douanières très fortes» sur les produits français et européens. La réponse doit se décliner en trois points, selon lui. «Si le président de la République ne donne pas à la France une capacité à se protéger, à répondre à ces attaques-là, on sera très vite dépassés», a souligné Pierrick Horel. «On ne peut pas subir tout le temps des mesures douanières coercitives sur nos produits à l’export.» Le «plan de défense» doit également assurer la capacité de «produire et exporter de façon durable». Il en va de l’attractivité du métier pour les jeunes, selon lui. En matière d’exportation, Pierrick Horel évoque «des horizons à explorer», comme l’Inde. Et de réclamer enfin que l’agriculture ait sa part dans «la stratégie autour du développement de la technologie et notamment de l’intelligence artificielle».
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Œufs alternatifs : le Canada à la traîne derrière les États-Unis
L’organisation animaliste internationale Mercy for Animals constate que le Canada stagne à 21 % de sa production…
Loup : contre l’exécutif, le Sénat assouplit à nouveau les règles de gestion
À l’occasion de l’examen du projet de loi d’urgence agricole le 2 juillet, les sénateurs ont assoupli à nouveau le…
Porc : les Pays-Bas ont exporté 21 % de porcelets en moins au premier semestre
Les exportations néerlandaises de porcelets, concentrées sur l’Espagne et l’Allemagne, ont reculé de 21 % au premier…