Dans un article publié dans la revue Perspectives du Cirad, des chercheurs concluent que le système de crédit-stockage nommé «warrantage» «accroît la disponibilité alimentaire en période de soudure», tout en renforçant «l’investissement et la production agricoles». Dans ce système, rappellent les chercheurs, les paysans stockent leurs récoltes dans des entrepôts collectifs juste après la récolte, en échange d’un crédit atteignant 80% de la valeur de la production. Les céréales sont rendues contre remboursement du crédit à la veille des nouveaux semis, lorsque les disponibilités en céréales sont les plus basses (période de soudure). En garantissant aux paysans des prix plus élevés, une étude menée dans 17 villages de l’ouest du Burkina Faso montre que le système renforce la sécurité alimentaire, et facilite le développement des fermes. Car le crédit, selon les auteurs, permet de «payer la main-d’œuvre pour récolter le coton», tout en limitant la décapitalisation du cheptel en période de soudure. Principales mesures pour développer ce système de «warrantage»: «disposer d’infrastructures de stockage» et «mettre en œuvre des normes de qualité». Selon la Banque africaine de développement, le warrantage atteignait au Burkina Faso près de 5700 tonnes en 2020, pour un encours de crédit équivalant à environ 470 000 euros.
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