Alors que les États membres pourraient mettre la dernière main, le 28 novembre, à leur position sur la proposition de règlement concernant le matériel de reproduction des végétaux, une coalition de plus de 200 organisations (Via Campesina, IFOAM…) dénonce « un grave recul par rapport à certains droits essentiels déjà reconnus dans plusieurs pays européens » concernant les possibilités d’échanges de semences paysannes. Dans une lettre adressée, le 25 novembre aux ministres européens de l’Agriculture de l’UE, les signataires les exhortent à corriger leur position qui, en l’état, « ne fournit pas l’espace juridique nécessaire pour permettre aux agriculteurs, aux sélectionneurs et aux initiatives semencières de conserver et développer la diversité des cultures européennes ». « Considérer les échanges à des fins de conservation ou de sélection comme du marketing commercial menace des milliers d’initiatives semencières locales », préviennent-elles. La présidence danoise espère obtenir lors de la réunion des attachés agricoles le 28 novembre le feu vert à son projet de compromis, avant une éventuelle validation des ambassadeurs de l’UE à la mi-décembre. Les États membres seraient alors en mesure d’entrer en négociation avec le Parlement européen qui a, de son côté, adopté sa position depuis avril 2024.
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