Le 5 septembre, Semae organisait à Ménitré (Maine-et-Loire) une journée pour échanger sur les atouts de la filière semences pour répondre au changement climatique et à la transition agroécologique. L’occasion pour Pierre Pagès, président de l’interprofession, de s’adresser aux élus présents : Anne-Laure Blin, députée (DR) du Maine-et-Loire et Patricia Maussion, conseillère régionale (centriste) des Pays de la Loire. « En France, les semences représentent une filière d’excellence, mais qui reste fragile. Les entreprises semencières, tout comme les agriculteurs-multiplicateurs, ont besoin de stabilité et de sécurité pour se projeter. S’adapter aux défis de demain, c’est possible, à condition d’innover. Dans un contexte où l’impact du changement climatique ne cesse de s’accélérer, recourir aux nouvelles technologies devient donc indispensable pour aller plus vite, car en moyenne, dix ans restent nécessaires pour créer une nouvelle variété. » Citant le flou autour des NGT, le retrait de molécules phytosanitaires ou les contraintes d’accès à l’eau, il a insisté pour que les « politiques définissent un cadre réglementaire clair et efficace », sans rogner sur le soutien financier à cette filière, via notamment les appels à projets. L’enjeu est clair : préserver l’activité de recherche et de multiplication sur le territoire. « En deux ans, près de 2 000 agriculteurs-multiplicateurs (sur un total de 19 000, NDLR) ont cessé leur activité », a-t-il rappelé. (Anne Gilet)
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