La biologiste américaine Toby Kiers s'est vu décerner le Tyler Prize for Environmental Achievement – parfois surnommé « Nobel de l'environnement » – pour ses travaux mettant en lumière les réseaux de champignons, a annoncé l'institution le 14 janvier. Sous la surface des forêts, des prairies et des exploitations agricoles du monde entier, d'immenses réseaux fongiques constituent des systèmes d'échange souterrains pour transférer des nutriments aux racines des plantes, agissant comme des régulateurs climatiques essentiels en absorbant 13 Mdt de carbone chaque année. Pourtant, jusqu'à récemment, ces « réseaux mycorhiziens » étaient largement sous-estimés, et considérés comme de simples compagnons utiles des plantes, plutôt que comme l'un des systèmes de circulation vitaux de la Terre. En cartographiant la répartition mondiale des champignons mycorhiziens dans un atlas lancé l'an dernier, Mme Kiers et ses collaborateurs ont contribué à mettre en lumière la biodiversité souterraine – des connaissances qui peuvent orienter les efforts de protection de ces vastes réservoirs de carbone. Les plantes envoient leur excès de carbone sous terre où les champignons mycorhiziens absorbent 13,12 Mdt de dioxyde de carbone, soit environ un tiers des émissions totales provenant des combustibles fossiles.
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