Abonné

Surtranspositions: le ministre et les oppositions nuancent la portée du texte

- - 2 min

À l’occasion du vote sur la résolution contre les surtranspositions le 11 mai (lire ci-dessus), le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau a nuancé la portée du texte, estimant qu’au-delà des cas cités par les députés, dont les néonicotinoïdes, le sujet était «mineur». Alors que la FNSEA avait estimé lors du Salon de l’agriculture que seules 309 molécules étaient autorisées en France sur les 450 homologuées au niveau européen, Marc Fesneau a souligné que «certaines molécules ne sont pas utilisées, car nous n’avons ni les mêmes filières ni les mêmes conditions». Pour le ministre, le sujet serait donc plutôt celui de «la sur-administration»: «On ne peut pas dire qu’on veut évoluer sur les pesticides et ne pas accepter les nouvelles techniques génomiques. Pas plus qu’on ne peut exiger une agriculture plus résiliente et fermer la porte à tout projet de stockage d’eau.» Cette résolution sur les surtranspositions «repose sur une fiction et trompe les paysans», a dénoncé de son côté Dominique Potier (socialiste). Dans leur rapport publié en 2021, rappelle-t-il, les députés Bourlanges (Modem) et Chassaigne (PCF) avaient bien estimé que l’agriculture était un secteur «particulièrement marqué» par les surtranspositions. Mais les élus avaient également souligné que la France connaissait des difficultés de sous-transposition «importantes en ce qui concerne certaines directives dans le domaine environnemental», à l’origine de 26% des infractions constatées par Bruxelles.