Réunis le vendredi 8 décembre, les élus des Chambres d’agriculture de Bretagne attendent des réponses rapides de la part des services de l’État, après l’annonce à la mi-novembre d’un fonds d’urgence de 80 M€ pour les trois régions frappées par les tempêtes Ciaran et Domingos (Hauts-de-France, Normandie et Bretagne). «Un mois après le passage de Ciaran, la répartition entre les régions et les conditions d’éligibilité ne sont toujours pas connues», dénoncent-ils dans un communiqué. Outre ces clarifications, les élus demandent que le fonds d'urgence ne soit pas mis en place dans le cadre du régime des minimis (qui implique un plafond de 20 000 euros sur trois ans). Ils demandent prioritairement l’augmentation significative du fonds d’urgence propre à la Bretagne et avec des critères d’attribution adaptés, la prise en compte des pertes de production animales et végétales (hors bâtiments), l’avance de trésorerie avec prise en charge des taux d’intérêt et la compensation de la vétusté par le fonds d’urgence. Quelque 2154 exploitations bretonnes ont répondu à l’enquête initiée par la chambre d’agriculture de Bretagne permettant de quantifier et de qualifier les dégâts après la tempête.
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