Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) s’inquiètent, dans un communiqué du 7 décembre, des propositions de la Commission européenne sur le transport des animaux d’élevage qui sont jugées «arbitraires», «restrictives» et «discriminatoires pour certains États membres» avec un risque de perturber le marché unique. Une de leurs principales craintes porte sur l’interdiction de transport des jeunes animaux au-delà de 100 km: «L’augmentation de l'âge minimum pour le transport des veaux à cinq semaines (contre 14 jours dans la réglementation actuelle), ou trois semaines pour les porcelets, agneaux et chevreaux, conduirait de nombreuses exploitations agricoles (…) à entièrement reconstruire et rénover leurs structures, ce qui serait irréalisable pour beaucoup.» Le Copa-Cogeca estime également qu’imposer un plafond de 9 heures à la durée du trajet jusqu'à l'abattoir signifierait que les agriculteurs de certains États membres perdraient immédiatement l'accès à de nombreux abattoirs. Cette préoccupation est partagée par l’organisation internationale du secteur bio (Ifoam), qui rappelle que les agriculteurs biologiques sont confrontés à la rareté des abattoirs spécialisés.
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