La Commission européenne a présenté, le 5 mars, un Plan d’action industriel pour le secteur automobile européen qui prévoit, comme l’avait révélé deux jours auparavant la présidente Ursula von der Leyen, le report des normes d’émissions de CO2 visant à donner aux constructeurs un délai de trois ans pour s’y conformer. De plus, Bruxelles va « accélérer les travaux de préparation en vue de réviser le règlement » sur les normes d’émissions de CO2 des voitures et camionnettes neuves (adopté en 2023), qui prévoit d’interdire les moteurs thermiques pour les véhicules neufs dans l’UE à partir de 2035. L’exécutif européen promet de s’appuyer sur « une analyse factuelle, prenant en compte toutes les évolutions technologiques pertinentes et l’importance d’une transition économiquement viable et socialement équitable vers une mobilité à zéro émission ». La fin annoncée des moteurs thermiques pourrait donc être remise en cause. Une décision que salue le secteur européen des biocarburants. Le Bureau européen du biodiesel (EBB) espère que toutes les technologies contribuant à la décarbonation du secteur des transports – y compris les carburants durables, à faible teneur en carbone et renouvelables (dont les biocarburants) – seront autorisées à rivaliser sur le marché dans des conditions de concurrence équitables (et pas seulement l’électricité).
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