Suite à l’annonce le 3 septembre de la Commission européenne de présenter l’accord commercial UE-Mercosur – assorti de clauses de sauvegarde - le gouvernement s'est félicité que les réserves françaises aient été entendues. Toutefois la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, se montre un peu moins enthousiaste même si elle admet que la Commission a « tenu compte des intérêts des agriculteurs français » en incluant « à l’initiative de la France » une clause de sauvegarde renforcée « pour protéger nos filières sensibles ». « Notre position reste ferme, la défense de notre agriculture n’est pas négociable », prévient Annie Genevard. Elle indique que les « garanties nouvelles » devront « être pleinement opérationnelles, applicables sur le terrain », mais aussi « accompagnées de mesures-miroir et d’un véritable renforcement des contrôles sanitaires et phytosanitaires ». « Le combat continue », promet-elle. De son côté, les syndicats agricoles ont tous dénoncé l'accord. La FNSEA et les JA le qualifient de « toxique », la CGB (betteraviers) estime que «Bruxelles souffle sur les braises de la colère des betteraviers». La Confédération paysanne participera le 4 septembre à une manifestation organisée devant le Parlement européen à Bruxelles contre l'accord.
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