Jusqu’à «une quarantaine de pays tiers» pourraient déclencher des embargos sur la viande de volaille ou la génétique avicole en réponse à la mise en place de la vaccination contre l’influenza aviaire, a indiqué Paul-Henri Lava, conseiller politique à l’Avec (filière européenne des volailles) le 5 avril. Alors que la France envisage une vaccination à l’automne, «on s’attend à des restrictions commerciales, des pays vont utiliser cet argument pour protéger leur marché local», a-t-il déclaré lors de l’assemblée générale d’Anvol (interprofession des volailles de chair) à Angers. Se basant sur les estimations des entreprises européennes de génétique, l’Avec a classé les pays tiers en trois catégories: une quarantaine de pays qui fermeront certainement leurs frontières (Japon, Chine, Inde, Arabie Saoudite, etc.); une trentaine dont la réaction est «incertaine» (Canada, Royaume-Uni, etc.); et enfin ceux qui accepteraient les volailles vaccinées (principalement l’Afrique). En France, la filière demande au ministère de l’Agriculture de renforcer ses effectifs pour faire accepter la vaccination à chaque pays tiers client (diplomatie sanitaire). «Des recrutements sont en cours, on est en train de monter la jauge», a assuré un représentant de la DGAL (ministère) le 5 avril.
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