« Le stage tutoré ne semble pas apporter de réponse évidente aux objectifs de renforcement du maillage vétérinaire », conclut le CGAAER (ministère de l’Agriculture) dans un rapport publié le 4 février. Ces « stages tutorés en milieu rural » (STER) ont été créés en 2016-2017 pour favoriser l’installation de vétérinaires en milieu rural. Les étudiants en dernière année d’école vétérinaire qui optent pour un STER (une centaine par an environ) exercent pendant 18 semaines chez un praticien, sous la houlette d’un enseignant. Le dispositif est « soutenu financièrement par la DGAL » (ministère) à hauteur de 550 000 € par an. Sur la période, 1 554 élèves ont choisi la sixième année d’approfondissement en animaux de production ; parmi eux, 590 ont réalisé un stage tutoré. Dans les deux cas, « environ la moitié [des diplômés] conservent une activité en médecine rurale », sans aucune « différence significative » entre les deux populations. « De plus, les zones identifiées comme critiques en matière d'accès aux soins vétérinaires restent, dans tous les cas, peu attractives », souligne le rapport. Notant un « satisfecit général » des participants aux STER, les inspecteurs du CGAAER d’étudier l’extension ce dispositif aux « étudiants français formés à l’étranger ».
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