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Viande : une évaluation des gains de dépenses de santé liés à une baisse de consommation

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Les pays riches sont confrontés à une importante charge de morbidité en raison d’une consommation excessive de viande rouge (bœuf, mouton, porc) et de viande transformée, et ce malgré des systèmes de santé performants, rapporte une étude du groupe de recherche Zero Carbon Analytics (ZCA) publiée le 1er octobre. En 2020, le coût sanitaire mondial de cette consommation a ainsi atteint environ 245 Md€. Ces dépenses s’expliquent notamment par une approche curative plutôt que préventive adoptées par les États, avec d’importantes dépenses visant à compenser les effets négatifs de la consommation de viande, selon le ZCA. À titre d’exemple, des pays comme la France, l’Islande, la Norvège, la Suède ou la Suisse n’allouent que 4 % ou moins de leur budget de santé à la prévention. Or, réduire de 30 % la charge de morbidité liée à la consommation de charcuterie permettrait à la France d’économiser environ 855 M€ en dépenses de santé. Aussi, le ZCA préconise l’adoption de politiques fiscales ciblant la viande rouge et la viande transformée, telles que celles déjà appliquées pour certaines boissons sucrées (taxe soda). Il recommande également d’aligner les politiques publiques sur le régime « PHD », un modèle alimentaire élaboré par la commission Eat-Lancet qui prône une consommation limitée de viande rouge par jour (14 g).