Dans un courrier adressé à la presse le 6 janvier, le co-fondateur de l’association Agriculture cellulaire France Nicolas Bureau, demande aux gouvernements, et notamment à la France, de consacrer «plus de financements publics à la recherche en libre-accès et au développement pour faire progresser la science mondiale» sur la viande cultivée. «Si depuis quelques années, on observe de plus en plus de marques et investisseurs prendre le pas de la viande végétale et recevoir l’appui des gouvernements, la viande cultivée n’en reste encore qu’à ses balbutiements et on observe que la France accuse un retard par rapport à ses voisins». Nicolas Bureau rappelle que les Pays-Bas et Israël ont investi respectivement 60M€ et 500M$ sur ce segment. Pour lui, le risque est que «la France rate l’opportunité de compétitivité qu’offre le développement des protéines alternatives». Et, par conséquent, que «les Français se retrouvent à consommer des produits fabriqués ailleurs, puis importés». Il propose de «donner la priorité aux politiques axées sur la transition qui facilitent et accélèrent le passage de l’élevage animal à la production durable de protéines alternatives». «Les gouvernements devraient inclure la transition vers les protéines durables au sein mêmes des plans de lutte pour l’environnement», suggère-t-il.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Agriculture régénératrice : des hectares et du brouillard
Importé en France au début des années 2020 par plusieurs grands groupes, le concept d’agriculture régénératrice est…
Vin/jus de fruit : Famille Perrin rachète le fabricant de jus Alain Milliat
Famille Perrin, à la tête de vignobles en Vallée du Rhône, Provence et Californie, rachète le spécialiste du jus de fruit…
Installation : « sursaut » des installations aidées en Bretagne
Après trois années de baisse, la Bretagne a connu en 2025 un « sursaut » de ses installations, avec 479…