Dans un communiqué du 19 septembre, trois syndicats de l’agroalimentaire dénoncent « une position de blocage injustifiée de la part des employeurs » concernant les négociations salariales dans les coopératives de la branche « Production, transformation et vente du bétail et des viandes ». Selon la CFDT Agri-Agro, la CFE-CGC Agro et la FGTA-FO, « aucun accord sur les minima conventionnels de branche n’a pu être conclu avec la représentation des employeurs depuis février 2023 ». Les syndicats, qui disent avoir alerté le ministère du Travail en avril 2024, font état de « quatre réunions » sans succès. Résultat : en raison des augmentations du Smic, cinq échelons ont été « rattrapés » par le salaire minimum, d’après les organisations. L’intersyndicale « attend » donc de la part de la Coopération agricole « la proposition d’une grille de salaire remettant la rémunération de l’ensemble des salariés en phase avec l’évolution du coût de la vie ». Alors que les cheptels bovins et porcins reculent depuis plusieurs années, de nombreux abattoirs font face à d’importantes difficultés économiques. « Un abattoir ferme chaque mois », alertait Culture viande en février 2024. Un constat toujours valable aujourd’hui.
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