L’association Phyto-Victimes a regretté le 2 septembre que le fonds d’indemnisation des victimes de pesticides (FIVP), dont le rapport annuel fait état d’une hausse des demandes d’indemnisation, n’ait pas plus de visibilité auprès du grand public. En 2024, 978 demandes ont été reçues par le fonds, géré par la sécurité sociale agricole (MSA), contre 681 l’année précédente, selon ce rapport, paru vendredi. Ces demandes émanent principalement de victimes exposées professionnellement; 20 concernent des enfants exposés durant la période prénatale. En 2021, première année pleine de fonctionnement du fonds, les demandes avaient dépassé les 300 avant de doubler en 2022 et de se stabiliser en 2023 à près de 700. Le nombre de demandes instruites a progressé en 2024, à 860 dont 752 accords et 108 refus. Le délai moyen d’instruction des dossiers a légèrement baissé (à 131 jours). Le montant total des indemnisations versées est passé de 13,2 millions d’euros en 2023 à 18,7 millions en 2024, soit un montant légèrement supérieur aux recettes de la taxe sur les ventes de produits phytopharmaceutiques, qui financent une partie du fonds. «Des progrès sont encore à poursuivre, notamment pour mieux informer les demandeurs potentiels», reconnaît en préambule du rapport Laurent Habert, président du conseil de gestion du fonds.
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