La Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémant (FNEPC) a présenté le 23 septembre une stratégie de valorisation consistant à investir un segment de prix délaissé par le champagne. En grande distribution, « l’absence d’effervescents concurrents sur le segment entre 9 et 15 euros libère une zone de conquête pour les crémants, dont le cœur de marché se situe aujourd’hui sur le segment entre 6,50 et 9 euros », selon le communiqué de presse. La FNEPC vise donc une montée en gamme « progressive ». Cette stratégie repose sur le développement de cuvées spéciales (millésimées, en monocépage, issues de longs élevages, etc.). Il s’agit aussi de renforcer la place des cépages autochtones dans les cahiers des charges des appellations. En plus de permettre au crémant de se démarquer, cela renforce ses capacités d’adaptation au changement climatique, avance la fédération. Plusieurs démarches sont d’ailleurs en cours : intégration du savagnin dans le Jura, de plusieurs cépages anciens en Savoie (mondeuse grise, corbeau, dousset, hibou noir…), plus grande place accordée au chenin en Loire, expérimentation sur le petit verdot et l’ugni blanc à Bordeaux. Quelque 114,5 millions de bouteilles de crémant ont été commercialisées en 2024 (+6 %).
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