Selon les premières estimations, la production viticole française s’établirait entre 40 et 42,5 Mhl, un volume « proche de la moyenne quinquennale », a indiqué le 8 août le service statistique du ministère de l’Agriculture. Elle marquerait une nette hausse après les 37 Mhl de 2024, année proche des niveaux historiquement bas, et ce malgré des arrachages notamment sur plus de 20 000 ha dans trois vignobles. « Le début d’été, sec et chaud, a permis de limiter la pression des maladies, et aucun aléa météorologique majeur n’est à signaler à ce stade » (au 1er août, NDLR), d’après une note de conjoncture d'Agreste. Particulièrement favorisés, les bassins de Bourgogne, Champagne, Val de Loire et des Charentes voient une hausse significative de leur récolte. Dans le Bordelais, le Sud-Ouest ou le Languedoc-Roussillon, cette augmentation est atténuée par une baisse des surfaces, conséquence des plans d’arrachage. Plus de 20 000 ha ont ainsi été supprimés dans les trois vignobles depuis la dernière récolte. Le Bordelais connaît une pression mildiou nettement moindre qu’en 2024 et de meilleurs rendements permettraient d’atteindre le même niveau de récolte, malgré 8 000 ha arrachés. En Languedoc-Roussillon, la situation s’améliore, en particulier dans le Roussillon, qui a reçu des pluies. Malgré l’arrachage de plus de 10 000 ha sur un an, la vendange serait plus élevée qu’en 2024.
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