Réagissant à l’annonce fin août par Château Lafleur de son retrait des appellations Pomerol et Bordeaux, la Cnaoc (vignerons d’appellation) défend leur capacité d’adaptation au changement climatique. Cette décision du prestigieux domaine a fait couler beaucoup d’encre. Dans un entretien le 28 août au Figaro, le propriétaire l’explique par les critères de production trop strictes des AOC, notamment en termes d’irrigation. La Cnaoc répond dans une longue tribune du président Jérôme Bauer. « Depuis quelques années, (…) certains domaines prestigieux et d’autres plus modestes quittent les contraintes de l’appellation pour la liberté offerte par les vins sans IG », admet-il. L’argument selon lequel « le cadre de l’AOC serait un frein à l’innovation face au changement climatique » est contestable, à ses yeux. Ce sont « les viticulteurs eux-mêmes » qui le construisent au sein de leurs ODG. « Les appellations savent évoluer », poursuit Jérôme Bauer. Concernant l’irrigation, ça « ne se fait pas n’importe comment : on le fait en préservant la qualité, la typicité et l’environnement », écrit-il. Et de vanter par ailleurs les Vifa (Variétés d’intérêt à fin d’adaptation), le DEI (Dispositif d’évaluation des innovations) qui permettent aux AOC « de tester de nouvelles pratiques, d’introduire ou de redécouvrir des cépages adaptés ».
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