Les possibles mesures de rétorsion de l’UE sur les Etats-Unis, annoncées le 12 mars, font naître des craintes au sein de la filière des boissons alcoolisés de l’UE, dont les Etats-Unis sont l’un des principaux marchés. Dans deux communiqués séparés publiés le même jour, l’industrie européenne du vin (CEEV) et celle des spiritueux (SpiritsEurope) voient d’un mauvais œil l’imposition de droits douane sur les produits américains et tirent la sonnette d’alarme. Elles invitent notamment les parties des deux côtés de l’Atlantique à tenir leurs secteurs « à l’écart de différends sans rapport avec eux ». SpiritsEurope ajoute que ces droits auront « un impact terriblement dommageable pour les sociétés européennes produisant des spiritueux américains, sur les sociétés américaines lourdement investies en Europe et sur tous les acteurs de la chaîne de valeur ». Et cela pourrait « mettre en péril les nombreux emplois qu'ils soutiennent y compris en zones agricoles ». « En fin de compte, ce sont les entreprises et les consommateurs de l'UE et des États-Unis qui en supporteront les coûts », indique, de son côté, le CEEV. Les parties prenantes disposent de deux semaines (jusqu’au 26 mars) pour fournir leur avis à la Commission.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Œufs alternatifs : le Canada à la traîne derrière les États-Unis
L’organisation animaliste internationale Mercy for Animals constate que le Canada stagne à 21 % de sa production…
Loup : contre l’exécutif, le Sénat assouplit à nouveau les règles de gestion
À l’occasion de l’examen du projet de loi d’urgence agricole le 2 juillet, les sénateurs ont assoupli à nouveau le…
Porc : les Pays-Bas ont exporté 21 % de porcelets en moins au premier semestre
Les exportations néerlandaises de porcelets, concentrées sur l’Espagne et l’Allemagne, ont reculé de 21 % au premier…