Selon un nouveau rapport publié le 18 février par le réseau Action climat (Rac), la «souveraineté alimentaire» serait mieux assurée par la réduction de la consommation de viande et le développement d’«élevages durables» que par l’augmentation des «élevages intensifs». Augmenter «l’élevage intensif» au nom de la «souveraineté» est une «erreur stratégique», selon la coalition d’organisations écologistes, contestant en particulier l'idée de produire davantage de poulet pour en réduire les importations. L’intensification de l’élevage ferait croître les besoins en alimentation animale, argumente Action Climat dans son communiqué, risquant ainsi de renforcer la dépendance aux importations de soja et d’augmenter les surfaces cultivées dédiées. Or, l’autonomie en alimentation animale supposerait de consacrer à l’alimentation animale la moitié de la surface cultivée totale de la France, dont 1,1 million d’hectares dédiés au soja, soit 8,5 fois la superficie actuelle de cette légumineuse. Action Climat prône dans son rapport le développement d’élevages à la fois plus résilients, plus autonomes en alimentation et plus rémunérateurs pour les éleveurs.
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