«Dès qu’un agriculteur voudra acheter un bâtiment [de volailles de chair], Maïsadour proposera autant que possible de l’équiper en photovoltaïque», indique la coopérative dans un communiqué fin septembre. Le groupe du Sud-Ouest (29 millions de volailles en 2022-2023) s’est fixé un objectif de «50 nouveaux bâtiments avec photovoltaïque à horizon 2026», pour approvisionner notamment sa filiale Fermiers du Périgord, qui «a besoin de volumes», selon Virginie Petit, administratrice de la coopérative. «Les coûts des matériaux ont tellement flambé qu’il est compliqué de faire aboutir des projets sans photovoltaïque», explique cette éleveuse de Dordogne à Agra Presse. Concrètement, Maïsadour propose à ses adhérents un accompagnement via sa filiale spécialisée Élevage service, selon deux modalités: «L’agriculteur peut soit investir lui-même dans les panneaux, soit louer sa toiture, avec possibilité de récupérer la soulte dès le départ», détaille Virginie Petit. C’est cette deuxième option qui a été retenue dans l’exploitation de Saint-Méard (Haute-Vienne) où le groupe a présenté son projet pour le photovoltaïque. Sur un investissement total de 512 000 € (pour quatre bâtiments de poulet Label rouge), les exploitants y ont perçu 240 000 € pour louer 2500 m2 de toiture.
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