Abonné

Agriodor franchit un cap décisif avec ses alternatives aux néonicotinoïdes

- - 2 min
Une partie de l'équipe d'Agriodor, Alain Thibault (cofondateur et CEO) et Camille Delpoux (COO) Crédits : © Perrine Delfortrie

La biotech Agriodor, pionnière dans le développement de solutions utilisant des parfums à base de kairomones (attractifs) ou d’allomones (répulsifs) qui modifient le comportement des insectes ravageurs vient d’annoncer avoir obtenu un nouveau coup de pouce financier de ses actionnaires historiques. Dans le sillage de levée de fonds de 5 millions d’euros bouclée en avril 2023, Capagro, Cap Horn, BNP Paribas Développement, SWEN Capital Partners et Breizh Up ont ainsi réinvesti 3 millions d’euros portant ainsi le total du financement à 8 millions d’euros. « Nos actionnaires nous ont fait confiance suite à l’obtention de résultats positifs plus tôt que prévus pour aller chercher d’autres marchés à l’international, les États-Unis et le Brésil », explique Camille Delpoux, COO. 

Lire aussi : Agriodor avance sur ses solutions de remplacement des néonicotinoïdes 

Depuis 2021, Agriodor était impliquée dans le projet du PNRI (Plan national de recherche et innovation) mené par l’ITB (Institut technique de la betterave français) et l’INRAE afin de trouver des alternatives aux néonicotinoïdes pour lutter contre le puceron de la betterave sucrière, interdits en Europe et sans réelles alternatives efficaces. « Les résultats obtenus ces 3 dernières années dans les champs ont permis de sécuriser l’efficacité de cette solution », a ainsi annoncé la société le 21 février 2024 à l’occasion de ce complément de financement. 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

« Nous allons pouvoir industrialiser notre process et lancer des essais au printemps sur 500 hectares chez les betteraviers/sucriers dans trois zones agricoles différentes afin de préparer la commercialisation, pour laquelle nous devrions obtenir une dérogation pour la campagne 2025 », précise Camille Delpoux. 

La solution mise au point par Agriodor représente une première mondiale et offre ainsi une alternative concrète et efficace pour les agriculteurs avec un mode d’application compatible avec leurs équipements. « Des essais dans les principaux pays européens touchés par le même sujet sont aussi en cours d’étude », souligne également la société.