Agra Business | Tyson, SBV, Soufflet Négoce/LMLC, Tereos, Hartree/ED&F Man

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Viande bovine : aux USA, Tyson Foods ferme une usine pour « redimensionner son activité »

Le géant états-unien Tyson Foods a annoncé le 21 novembre fermer son usine de Lexington (Nebraska) afin de « redimensionner son activité bovine », fortement déficitaire dans un contexte de baisse généralisée du cheptel. Situé dans un bassin d’élevage bovin, ce site « majeur » abat environ 5 000 têtes de bétail par jour, soit 5 % des abattages totaux des États-Unis, selon Reuters. Dans son communiqué, le groupe « s’engage » à accompagner les 3 200 employés du site, tout en se disant « conscient de l’impact » de la fermeture pour cette commune de 10 000 habitants. Tyson Foods a aussi indiqué qu’il allait réduire l’activité de son usine d’Amarillo (Texas), qui abat environ 6 000 têtes par jour. Une décision qui va « affecter environ 1 700 travailleurs », précise Reuters. L’agence de presse rappelle que l’activité bovine de Tyson Foods a perdu 426 M$ en 2024-2025 et 291 M$ en 2023-2024. Ces dernières semaines, Donald Trump a annoncé un plan pour tenter de faire baisser les prix de la viande, puis une enquête anti-trust sur les industriels du secteur, alors que le cheptel bovin américain est à son plus bas niveau depuis 75 ans. Sur le plan international, la concurrence s’est accrue avec la récente fusion des brésiliens BRF et Marfrig, qui a donné naissance au n°4 mondial.

Volailles/B2B : la SBV (LDC) a doublé son chiffre d’affaire en dix ans

À l’occasion de ses dix ans, la Société bretonne de volailles, fondée au sein du groupe LDC en 2015 pour approvisionner la restauration et l’industrie alimentaire, affiche un chiffre d’affaires de 1,25 milliard d’euros (Md€), contre 645 millions d’euros (M€) à l’origine. Elle a pour cela investi 470 M€ dans 12 sites de transformation et une plateforme logistique, et constitué un réseau de 1 200 éleveurs de volailles. « Aujourd’hui, elle est devenue un acteur majeur de la filière avicole française, solidement ancré dans son territoire et reconnu au-delà de nos frontières », déclare son directeur général, Laurent Girard, cité dans le dossier de presse diffusé à cette occasion. La SBV y présente une production hebdomadaire diversifiée de 2,3 millions de poulets (XL, medium, classique, fermier), 110 000 canards et 85 000 dindes en découpe et 21 000 dindes entières. Une bonne part de ces volailles sont transformées en 90 000 t annuelles de produits élaborés. La SBV réaffirme sa « mission » de nourrir les Français avec une volaille 100 % née, élevée, abattue et transformée en France. 78 % de son tonnage est destiné à la France.

Betterave : Tereos annonce un prix provisoire en baisse, à 32,53 €/t (presse)

Selon nos confrères du Betteravier français et de La France agricole, Tereos a envoyé un courrier à ses adhérents le 21 novembre pour leur annoncer un prix provisoire pour la campagne 2025-2026 de 32,53 €/t à 16°, soit environ 5 €/t de moins que celui de la campagne précédente. Ce week-end, le géant sucrier a annoncé avoir encaissé la baisse des prix du sucre qu’il avait anticipée au premier semestre de son exercice décalé, avec un recul de ses ventes de près de 20 % et une perte de 572 millions d’euros (M€). Cette perte est principalement due à une dépréciation d’actifs de 499 M€ dans un contexte de baisse des prix du sucre et de hausse « des taux d’actualisation permettant d’évaluer la valeur future des activités », affirme le groupe coopératif dans un communiqué publié le 21 novembre pour le semestre clôturé fin septembre. Mais même sans cet élément, Tereos reste dans le rouge, alors qu’il avait enchaîné les bonnes performances ces dernières années grâce à l’explosion des prix du sucre, portés par des tensions sur l’offre et une hausse des coûts de production. Mi-octobre, le groupe coopératif avait annoncé qu’il proposera, lors de sa prochaine assemblée générale qui se tiendra le 26 juin 2026, de faire évoluer la durée d’engagement de ses coopérateurs de cinq à trois ans.

Blé : Soufflet Négoce renouvelle son accord avec le mauricien LMLC

À l’occasion de la visite d’Emmanuel Macron à l’Île Maurice le 20 novembre, Soufflet Négoce (groupe InVivo) et Les Moulins de la Concorde (LMLC, groupe Eclosia) ont renouvelé leur accord garantissant la fourniture de blé français à l’unique minoterie locale, selon un communiqué. Ce partenariat « a permis à LMLC de recevoir chaque année les volumes nécessaires pour répondre à la demande locale de farine sans cesse croissante, passant de 60 000 t en 1989 à plus de 100 000 t aujourd’hui ». Soit la majorité des besoins de l’usine, qui importe 160 000 t de blé par an, selon son site internet. L’accord a été signé formellement pour la première fois en 2008, mais la collaboration remonte à la création de la minoterie en 1989. À l’époque, devant notamment « la récurrence de cargaisons avariées », le gouvernement mauricien a impulsé la création d’une minoterie locale, le blé « se conservant bien mieux que la farine ». Depuis sa création, LMLC s’approvisionne en blés français et australiens, afin de « répondre aux goûts et aux besoins spécifiques de la population mauricienne – notamment la fabrication du pain maison et des faratas » (galettes).

Sucre : le négoce américain Hartree rachète de nouvelles activités à ED&F Man

Dans un communiqué paru en juillet, le groupe ED&F Man, géant anglais du négoce de sucre, de café et cacao, avait annoncé le rachat de quatre de ses principales activités (café, mélasse/alimentation animale/huile de poisse, sucre et coton) par Hartree Partners, un groupe américain de négoce d’énergie et de commodités. Ce 24 novembre, la Commission européenne a aussi donné son feu vert au rachat de la filiale chilienne d'ED&F Man (qui opère dans le négoce de sucre) par Hartree. Fondée par James Man en 1783 à Londres, ED&F Man est l'une des plus anciennes sociétés de négoce au monde. En août, Hartree avait aussi annoncé le rachat du négociant français Touton, qui « pourrait être finalisé début janvier 2026 ». Basé à Bordeaux et fondé en 1848, Touton est présent dans le commerce du cacao (76 % de son chiffre d’affaires), du café (20 %), de la vanille et des épices. Il revendique « plus de 700 collaborateurs dans quatorze filiales et sept sites de transformation et de conditionnement » (Europe, Amérique du Nord, Afrique et Asie). Hartree Partners est une « société mondiale de négoce de matières premières, spécialisée dans l’énergie, les commodités et les industries associées ». Basé à New-York, le groupe emploie « plus de 4 600 personnes dans le monde ».

Cornichon : bonne récolte pour Reitzel en 2025, adoption du label Origin’Info

Reitzel, l’entreprise franco-suisse spécialisée dans les condiments, annonce une récolte de cornichons en légère hausse en 2025 dans un communiqué de presse le 24 novembre. Quelque 472 t ont été récoltées (dont 128 t en bio), un volume stable par rapport à la récolte précédente (464 t, dont 136 t en bio), mais loin de la récolte record et exceptionnelle de 2023 (900 t). La campagne s’est caractérisée par sa précocité et sa brièveté. Grâce à des conditions favorables durant la période mai-juin, la récolte a pu débuter le 23 juin (en 2024, un printemps frais et pluvieux l’avait repoussée au début juillet). Cette configuration a offert des volumes importants dès le début : « Si bien qu’au 20 juillet, une grande partie des quotas mis en place avec les agriculteurs étaient atteints », souligne Reitzel. Par ailleurs, en arborant sur ses emballages le label Origin’Info depuis le début de la récolte, comme déjà annoncé, l’entreprise entend accentuer sur l’origine française de son produit et se démarque de la concurrence : « 75 % des Français pensent que les grandes marques du secteur proposent des cornichons qui sont produits dans l’Hexagone, alors que ce n’est pas le cas et que ces marques ne l’affichent pas sur leurs packs, qui arborent pourtant des codes marketing bien français ».

Bière : Oliver Dubost nommé p.-d.g. de Brasseries Kronenbourg

Dans un communiqué paru le 24 novembre, Brasseries Kronenbourg (groupe Carlsberg) annonce qu'Olivier Dubost, 52 ans, est nommé président-directeur général, à compter du 1er janvier 2026, en remplacement d'Onno Rombouts. Jusqu'alors, Olivier Dubost était directeur général de Carlsberg Italie. Il a aussi travaillé chez LVMH à Londres, Colgate-Palmolive Europe. Chez Carlsberg, il a notamment œuvré au lancement de Tourtel Twist.

Addendum à l'agenda de la semaine agricole du 24 novembre 2025

Jeudi 27 novembre
Matinée logistique d'Intercéréales, à Paris