La filière cerise s’est réunie avec le ministre de l’Agriculture pour « échanger sur l’avenir de la production française », a indiqué la chambre d’agriculture du Vaucluse dans un communiqué le 7 avril. Dans un tweet partagé la veille, Julien Denormandie confirmait avoir échangé sur l’innovation et l’investissement afin de rendre la filière « toujours plus compétitive et résiliente ». Les producteurs français de cerises de bouche et d’industrie sont confrontés à deux problématiques majeures, explique la chambre d'agriculture dans son communiqué. Le premier enjeu est le réchauffement climatique qui provoque « flétrissements, brûlures, défoliations précoces, déformations (…), fruits doubles ». De fait, en 2021, les producteurs de cerise de bouche et d’industrie ont fait « moins d’une demi-récolte » à cause des gelées d’avril et des précipitations de mai, selon le bilan de campagne du Réseau des nouvelles des marchés (FranceAgriMer). Le deuxième est le ravageur Drosophila suzukii, contre lequel les producteurs ont du mal à lutter depuis l’interdiction de l’insecticide diméthoate en 2016. « Testée depuis 2008 dans le Vaucluse contre la mouche de la cerise, les filets sont encore à ce jour la seule solution efficace contre la drosophile suzukii, mais le coût élevé de cette technique et l’adaptation partiellement possible sur le verger limitent fortement son développement », pointe la chambre d’agriculture. Face à cela, la chambre et l’AOP Cerises de France (cerise de table) ont demandé au ministre de « renforcer les aides financières » aux producteurs fragilisés et de « soutenir la recherche de solutions d’avenir durables ».
Renforcer les aides et la recherche
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