Interrogé en séance publique au Sénat le 13 juillet, le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu s’est dit prêt à réfléchir «aux modalités à mettre en œuvre, et peut-être à la réécriture d’une partie des décrets» sur l’artificialisation publiés fin avril en application de la loi Climat et résilience. Un rapport du sénateur Jean-Baptiste Blanc, déposé fin juin 2022, résume les principaux griefs contre ce que les sénateurs considèrent comme une interprétation «maximaliste» de la loi. La définition de l’artificialisation, notamment, inclut les parcs et jardins, «alors qu’il convient d’inciter à la végétalisation des espaces urbanisés». De même, alors que la loi prévoyait de décliner l’objectif régional de zéro artificialisation nette par un «lien de prise en compte» (objectifs non contraignants), les textes imposent une «compatibilité», plus contraignante. Enfin, le rapport appelle à définir «le modèle économique», notamment en pérennisant le fonds Friches, en développant un accompagnement d’ingénierie, ou encore en ouvrant la participation du fonds des aides à la pierre (FNAP). Autant de pistes que le ministre semblerait prêt à étudier. «L’ambition est partagée», a insisté Christophe Béchu, rappelant que «personne ne remet en cause la nécessite de stopper les 20 000 ha d’artificialisation par an».
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Jeunes Agriculteurs : Jocelyn Dubost, agriculteur dans l'Isère, élu président
À l'occasion du congrès du syndicat à Bourg-en-Bresse (Ain), Jocelyn Dubost, cultivateur en Isère de 31 ans, a été élu, le…
La tomate d’industrie : une envie de reconstruire
Longtemps considérée comme condamnée face à la concurrence italienne, espagnole et chinoise, la filière française de la…
Cotisations patronales : le gouvernement gèle les allègements, « double peine » selon la FNSEA
Le gel des allègements de cotisations patronales, décidé par le gouvernement malgré la hausse du Smic de 2,4 % prévue…