Yara, leader mondial des engrais minéraux azotés, a alerté le 20 septembre sur une «destruction de demande», la hausse des prix faisant que «des zones, comme celles d’élevage, n’ont pas les moyens d’acheter de l’azote». «On arrive à des niveaux de prix qui font que certains pans de l’agriculture ne peuvent plus investir dans ces intrants», a déclaré Nicolas Broutin, président de Yara France. Les achats d’engrais azotés ont déjà plongé de 15% sur la dernière campagne, d’après lui, et «un scénario à peu près identique» est en cours. Dans un marché «extrêmement tendu», des ruptures d'approvisionnement d'engrais ne peuvent pas être «complètement exclues», a-t-il aussi averti. Et de rappeler que «65 % de nos capacités de production sont à l'arrêt» sur le Vieux Continent «pour une durée indéterminée».
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