La FNPF (producteurs de fruits, FNSEA) estime que les dégâts liés au gel des quatre derniers jours sont «plus hétérogènes qu’en 2021», a indiqué sa directrice Stéphanie Prat le 4 avril. S’il est trop tôt pour connaître l’ampleur des dommages, la vallée du Rhône semble avoir eu «moins d’impacts» que d’autres régions, car protégée par le mistral. Des dégâts dans le Sud-Ouest sont attendus notamment en fruits à noyau (prunes), et d’autres pourraient être à déplorer dans la région Centre (pommes, poires, cerises). «En Centre-Val de Loire on a eu des températures qui sont descendues à -7°C! [Les producteurs] ont quand même pu lutter, mais, pour l’instant, c’est très difficile, voire impossible de savoir (…) si cela va faire un éclaircissage, à moindre mal si l'on peut dire, ou si on aura des pertes vraiment importantes de volumes», a expliqué Stéphanie Prat. D’après un tweet de Météo-France le 4 avril, la nuit de dimanche à lundi a été la plus froide enregistrée en avril depuis 1947. Dans un communiqué le même jour, la société ITK (outils d’aide à la décision) estime que les pertes potentielles sont «faramineuses» pour les variétés ayant déjà débourré dans les exploitations sans moyen de lutte contre le gel. Par ailleurs, en viticulture, les -8°C atteints en Champagne n'ont semble-t-il pas provoqué autant de dégâts que l'année dernière, grâce au vent sec, selon Maxime Toubart, président du SGV (vignerons).
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