Agra Fil du 14 septembre 2026

hero

UE/Inde : Bruxelles présente l’accord commercial au Conseil de l’UE pour signature

La Commission européenne a présenté, le 11 septembre, le texte de l’accord de libre-échange entre l'UE et l'Inde au Conseil de l’UE. Il s’agit d’une étape indispensable en vue d’obtenir l’autorisation de signature et de débuter ensuite le processus de ratification au Parlement européen. Afin de finaliser la conclusion du texte avant la fin de cette année civile, la Commission européenne a donc pris la décision de présenter l’accord au Vingt-sept uniquement dans la langue des négociations, c’est-à-dire l’anglais. Interrogé sur ce point lors de la conférence de presse du 11 septembre, Olof Gill, porte-parole en chef adjoint de la Commission européenne, assure que « toutes les versions dans les langues de l’UE seront mises à disposition dès que possible au cours du processus, et certainement avant que l’accord ne soit soumis au vote du Parlement européen ». L’exécutif européen justifie cette décision d'accélération par l’incertitude géopolitique et la pression croissante sur le système commercial mondial. « Notre objectif a été clair dès le début : veiller à ce que les entreprises et les citoyens ressentent le plus rapidement possible les avantages tangibles de cet accord de libre-échange historique », indique pour sa part le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic.

Engrais : Genevard annonce l’abaissement du seuil d’octroi de l’aide aux engrais

Lors d’un discours prononcé lors de l’évènement Terres de Jim le 11 septembre à Metz-Magny (Moselle), la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé l’abaissement du seuil d’octroi de l’aide à l’achat d’engrais azotés pour les agriculteurs. « J’ai entendu vos différentes alertes sur ce seuil trop élevé. C’est fait : j’ai décidé qu’il sera abaissé à 350 € », a-t-elle déclaré. Pour rappel, ce seuil correspond au montant d’aide minimum versé par exploitant agricole, calculé en fonction de leurs achats. Bon nombre d’organisations, dans le syndicat des Jeunes Agriculteurs, jugeaient le seuil de 750 € trop élevé, excluant bon nombre de producteurs de l’aide. L’aide d’urgence aux achats d’engrais devient ainsi plus accessible. Rappelons également que la période d’octroi de l’aide a été élargie. Alors qu’elle était originellement attribuée jusqu’à fin septembre, les autorités ont décidé de la porter à fin décembre, période plus conforme aux demandes de la profession agricole. « Le temps de commander l’engrais, de se le faire livrer et de payer la facture, l’agriculteur n’était plus dans la fenêtre d’octroi de l’aide », indiquait par exemple le président Eric Thirouin, président de l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA).

Blé : production mondiale revue en hausse, mais difficultés attendues en mer Noire

Le blé devrait se faire plus abondant que prévu cette année, selon les nouvelles prévisions du ministère américain de l’Agriculture (USDA), porté par une production en hausse chez les grands cultivateurs et malgré les difficultés d’export en mer Noire. Dans sa mise à jour mensuelle sur l’état de l’offre et la demande dans le monde (Wasde) publiée vendredi, le ministère annonce tabler désormais sur une récolte mondiale de plus de 822 millions de tonnes de blé pour la campagne 2026-27, contre 819 millions précédemment. L’Australie, un acteur important pour cette céréale, voit ainsi ses perspectives de production bondir de plus de 10% par rapport à l’estimation précédente, du fait notamment «de conditions très favorables» dans le sud du pays.La moisson canadienne est aussi escomptée en hausse. Cette profusion de blé devrait permettre à ces deux pays d’accroître le rythme de leurs exportations, compensant ainsi partiellement certaines difficultés en Europe. Sans mentionner directement le conflit entre l’Ukraine et la Russie, l’USDA a abaissé ses anticipations quant à leurs exportations, s’attendant à ce qu’ils restent en deçà des niveaux des dernières années.
La mer Noire, par laquelle passe une grande partie des livraisons russes et ukrainiennes de denrées agricoles, mais pas que, est bloquée depuis plusieurs semaines en raison d’attaques accrues des deux camps.

Soja : la Chine accélère ses achats américains, Xi à Washington ce mois-ci (presse)

D’après un article de Reuters du 10 septembre, la Chine a acheté cette semaine environ 1 Mt de soja américain, selon quatre traders anonymes ayant informé le média. Ces achats équivalent à quatorze ou quinze cargaisons, pour des livraisons depuis les terminaux portuaires du golfe du Mexique sur la période décembre-février. Ils portent à près de la moitié le volume de soja américain que la Maison-Blanche affirme que Pékin s’est engagé à acheter chaque année, soit 25 Mt jusqu’en 2028. Le département américain de l’agriculture a par ailleurs annoncé mercredi la vente de 340 000 tonnes de soja à la Chine et de 100 000 tonnes à des destinations non précisée. Cette accélération intervient alors que le président chinois, Xi Jinping, est attendu à Washington plus tard dans le courant du mois. Le président américain, Donald Trump, a évoqué la date du 24 septembre fin juillet, mais Pékin n’a pas confirmé cette visite, rapporte le média. La Chine applique toujours une surtaxe de 10% aux produits américains, dont les denrées agricoles. Ces achats pourraient contribuer à apaiser les relations commerciales entre les deux pays. Ils interviennent toutefois dans un contexte de stocks brésiliens en baisse, réduisant les disponibilités mondiales en oléagineux.

Biocarburant : Arvalis juge la cameline intéressante, potentiel moindre pour la carinata

Dans un communiqué du 11 septembre résumant quatre années d’expérimentation du projet européen Carina (8 M€ de budget), Arvalis estime que la cameline, servant à produire des biocarburants, peut contribuer à diversifier les systèmes agricoles, tout en limitant la concurrence avec les productions alimentaires. La méthode de la double culture (ou d’interculture) apparaît comme la voie d’insertion la plus aboutie. En France, les résultats les plus encourageants ont été constatés lorsque la cameline a été implantée après une culture d’hiver (orge ou pois). Des rendements de 1 à 1,5 t/ha ont été observés. « Des marges de progrès subsistent sur le désherbage, la conduite à faibles intrants et l'optimisation de la récolte », précise Arvalis. Elle souligne aussi que la rentabilité de ces cultures reste très dépendante des conditions locales. La carinata, moins étudiée en France, présente pour sa part une maturité technique moindre : les essais français en interculture n’ont pas permis d’aller jusqu’à la récolte, en raison notamment de la forte pression altise et du manque d’eau au semis. Toutefois, des résultats encourageants ont été rapportés dans plusieurs contextes européens, notamment les associations avec le blé, la lentille, la vesce ou le lupin.

Glyphosate : l'Echa écarte les conclusions d'une récente étude sur la cancérogénicité

Le comité d’évaluation des risques de l’Agence européenne des produits chimiques (Echa) a adopté, lors de sa réunion du 8 septembre, un avis sur les nouvelles données issues d’une étude de l’Institut Ramazzini consacrée à la cancérogénicité du glyphosate. « Au terme de son évaluation scientifique indépendante, le comité a conclu que cette étude ne modifie pas les conclusions de l’évaluation des dangers du glyphosate, et notamment la décision prise précédemment en 2022 selon laquelle la substance ne justifie pas un classement comme cancérogène », indique l’Echa. L’étude en question, publiée en juin 2025, concluait que le glyphosate provoque le cancer chez les animaux de laboratoire à des doses jugées sûres par les autorités européennes. L’avis du comité d’évaluation des risques devrait être publié dans les prochains mois et transmis à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) et à la Commission européenne. Le glyphosate a été réautorisé dans l’UE pour 10 ans fin 2023.

Budget 2027 : à Terres de Jim, Genevard donne des gages à la profession

A l'occasion de sa prise de parole au salon Terres de Jim à Metz, la ministre de l'Agriculture a donné des gages à la profession agricole en vue de la négociation - qui s'annonce difficile - du projet de loi de finances (PLF) pour 2027, qui doit financer le « plan de rebond » qui doit faire suite au plan Casi (sécheresse). « Nous aurons des financements pour le Fonds hydraulique agricole, pour le plan Méditerranée, pour le plan Protéines, pour le plan de Rénovation des vergers, pour les crédits d'impôts HVE et bio». Annie Genevard a aussi rappelé la promesse faite par le Premier ministre, il y a quelques semaines, d'inclure un mécanisme de sur-amortissement fiscal dans le PLF 2027. Elle a enfin indiqué que des financements publics-privés - promis par la ministre en ouverture des Conférences de la souveraineté» seraient «bientôt finalisés». Enfin, Annie Genevard a annoncé que de premiers «contrats d'avenir», prévus dans la loi d'urgence, devraient voir le jour «dans quelques semaines». Selon des proches du dossier, la ministre de l'Agriculture envisageait, début août, de flécher, au bénéfice des « investissements d'avenir », 17 millions d'euros (M€) issus de l'enveloppe de reliquats d'aides à la bio non consommées en 2025 et 2026, estimée à 120 M€.

Plan sécheresse : 500 M€ d’économies pour le financer, écologie et énergie 1ères contributrices

Le gouvernement a annulé 500 millions d'euros (M€) de crédits, ciblant notamment les programmes consacrés à l'écologie et au service public de l'énergie, pour financer le plan d'urgence pour l'agriculture, a annoncé le ministre des Comptes publics David Amiel le 11 septembre. « Ce matin-même, 500 millions d'euros ont été annulés au sein des ministères », afin de « pouvoir financer des aides indispensables face aux crises, je pense évidemment en ce moment aux agriculteurs », a déclaré le ministre sur Sud Radio. Parmi les programmes et missions les plus sévèrement touchés figurent ceux dédiés à l'« écologie, développement et mobilité durables », amputés de plus de 157 M€ de crédits, ainsi que celui dédié au « service public de l'énergie », privé de plus de 142 M€, selon un décret publié vendredi au Journal officiel. Le gouvernement a présenté le 4 septembre un plan CASI (canicules, sécheresse, incendies) de soutien pour l'agriculture, massivement touchée cet été par les canicules et la sécheresse, chiffré à 1 Md€ d'aides d'urgence, financées par des efforts budgétaires dans les autres ministères. Ce milliard s'ajoute aux 3 Md€ d'économies supplémentaires pour l’État et la Sécurité sociale annoncés début juillet, après 6 Md€ de coupes déjà présentés en avril.

Eau : alerte sécheresse «renforcée» pour la Garonne, nouvelles restrictions d'usage

La Garonne a atteint un «seuil d’alerte renforcée» en raison du déficit pluviométrique et des fortes chaleurs, ce qui entraîne de nouvelles mesures de restriction d’usage de l’eau, a annoncé samedi la préfecture de Haute-Garonne dans un communiqué. Jusqu’alors en niveau 2 (alerte), la Garonne se trouve donc désormais au niveau 3 d’une échelle qui en compte quatre (niveau 4: crise) et est destinée à gérer les prélèvements dans les cours d’eau en fonction de leur débit. «Le déficit pluviométrique constaté depuis le printemps dernier, conjugué aux fortes chaleurs, maintient (...) les cours d’eau à des niveaux particulièrement bas», souligne la préfecture, précisant qu’«aucune pluie significative n’est attendue dans les prochains jours». «La ressource en eau disponible pour le soutien d’étiage doit être préservée pour couvrir la totalité de la période de soutien jusqu’à la fin du mois d’octobre», indique la préfecture, alors que le débit de la Garonne est soutenu par des lâchers d’eau depuis des lacs de retenue et ce à des niveaux records depuis début juillet. Les nouvelles restrictions liées à cette alerte renforcée concernent principalement l’agriculture qui voit l’interdiction d’irrigation des cultures passer de deux jours à 3,5 par semaine sur les terres du bassin de la Garonne.

Eau : les chambres d’agriculture obtiennent le report du vote des Sdage

Les Chambres d’agriculture ont obtenu le report du vote des Schémas directeurs d’aménagement et de gestion de l’eau (Sdage), qui devra permettre d’y intégrer les dispositions prévues par la loi d’urgence agricole, a annoncé Arnaud Delestre, 1er vice-président de Chambres d'agriculture France et président de la chambre de l'Yonne, le 9 septembre à Agra presse. Les Sdage de Rhône-Méditerranée-Corse et Rhin-Meuse, déjà adoptés, devront faire l’objet d’une nouvelle délibération. « Nous voulions que les Sdage prennent en compte la réalité qui a été vécue cet été. Nous avons été plutôt entendus par le gouvernement, qui a poussé dans ce sens », précise Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture France. Les Sdage fixent, pour six ans et à l’échelle de chaque bassin, les orientations permettant d’atteindre les objectifs de qualité et de quantité de la ressource, ainsi que les mesures nécessaires pour atteindre lesdits objectifs. La loi d’urgence leur demande désormais d’intégrer des orientations stratégiques sur l’optimisation des usages de l’eau et le stockage, ainsi qu’une évaluation de leurs conséquences socioéconomiques sur l’agriculture. Les futurs Sdage, qui couvrent la période 2028-2033, devront être votés au plus tard le 31 décembre, avant d’être soumis à avis et consultation, en vue d’une adoption finale au plus tard le 21 décembre 2027.

Risques climatiques : une PPL communiste pour élargir la prise en charge publique

Une proposition de loi (PPL) visant à instaurer un régime public d’assurance, de prévention et gestion des risques climatiques, sanitaires et environnementaux en agriculture a été déposée par le député Julien Brugerolles (GDR, Puy-de-Dôme) le 10 septembre. Le texte entend répondre aux limites du système actuel, fondé notamment sur le soutien à l’assurance privée. Pour ce faire, il prévoit de réorganiser les priorités du Fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA), en faisant de l’indemnisation publique des calamités agricoles une priorité, tout en élargissant les risques couverts. Il crée également un volet consacré à la prévention et l’adaptation, destiné à accompagner les exploitations dans la transition écologique. Le texte prévoit par ailleurs de renforcer le soutien au Fonds national de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE) et de protéger les ressources du FNGRA de tout prélèvement au profit du budget général de l’État. Pour assurer le financement de ce régime public, la PPL propose la création d’une contribution spécifique sur les revenus financiers des grandes entreprises des secteurs agroalimentaire, de la grande distribution, de l’agrofourniture, de la restauration, de la banque et de l’assurance.

Chambres d’agriculture : la CR veut « une enquête parlementaire » avant le prochain COP

Dans un communiqué du 10 septembre, la Coordination rurale réclame « une enquête parlementaire » afin de « débattre ouvertement de l’avenir du réseau » des chambres d’agriculture. Le deuxième syndicat agricole compte ainsi « garantir que le prochain COP réponde réellement aux besoins du terrain et des agriculteurs ». L’État et Chambres d’agriculture France doivent prochainement conclure un Contrat d’objectifs et de performances (COP) ; cette signature interviendra le 23 septembre, avance la CR. La première mouture de ce contrat, qui fixe les objectifs et moyens des chambres pour la mandature, couvrait la période 2021-2025. La CR demande aussi « un audit indépendant du précédent COP », ainsi qu’une évaluation objective des « expériences de régionalisation, notamment en Bretagne et dans les Pays de la Loire ». Le syndicat exige « l’arrêt de la régionalisation » des chambres, auquel il est opposé de longue date. Il estime que la régionalisation « éloigne les décisions des exploitations et prive les agriculteurs de pluralisme syndical ». Lors du dernier scrutin, en 2025, la CR avait largement progressé, arrivant en tête dans 14 départements. Mais par le jeu des différents collèges des chambres, elle avait gagné la présidence dans seulement 11 d’entre eux, sans parvenir à rafler une chambre régionale.

Equarrissage : une PPL macroniste pour anticiper les surmortalités liées aux canicules

La députée macroniste Nicole Le Peih (Ensemble pour la République, Morbihan) a déposé une proposition de loi (PPL) visant à « mieux protéger les éleveurs face aux canicules », a-t-elle annoncé dans un communiqué le 8 septembre. Son texte propose que les éleveurs puissent « préparer, en amont et avec les services de la préfecture, un plan d'urgence pour l'enfouissement exceptionnel des mortalités animales » en cas de saturation des capacités d’équarrissage provoquée par les canicules. Il s’agirait principalement « d'identifier et d'expertiser les sites [d’enfouissement] avant la crise, notamment sur le plan hydrogéologique », afin d’éviter les éventuelles pollutions. Lors de la canicule de fin juin, « en Bretagne, les capacités de l'équarrissage ont été saturées, au point que la collecte des animaux morts ne pouvait plus être assurée normalement », rappelle-t-elle. Un cas de figure déjà observé début 2022 dans les Pays de la Loire, en raison d’une flambée explosive d’influenza aviaire, ou encore à la fin de l’été 2024 en pleine épizootie de fièvre catarrhale ovine. Un rapport du CGAAER (ministère de l’Agriculture) publié en 2023 constatait que l’équarrissage connaissait régulièrement une « embolie » en cas de crise sanitaire.

Lait : le chiffre d'affaires de Savencia à +2,6% au 1er semestre grâce aux nouvelles activités

Le chiffre d'affaires du groupe Savencia Fromage & Dairy progresse de 2,6%, à 3,5 milliards d'euros au 1er semestre 2026, porté par « l'intégration des activités Chocolat de Savencia Gourmet et l'acquisition de Quata au Brésil », précise le groupe dans un communiqué diffusé le 10 septembre. Le bénéfice net s'établit à 38 millions d'euros, contre 39 millions pour le premier semestre 2025. « Cette variation intègre une décroissance organique de -2,0% principalement liée à un effet prix, ainsi qu’un effet change et de l’IAS 29 de -2,2 %, fortement compensés par un effet de structure positif de 6,9% lié à l’intégration » des nouvelles activités. « Le résultat opérationnel courant s'élève à 88 millions d'euros, contre 103 millions d'euros en 2025 » à cause d’un « début d’année fortement marqué par les effets négatifs des excédents laitiers dans un marché saturé par une baisse de la demande ». Et « l’intégration des activités chocolat contribue négativement sur la période, impactée par la crise du Moyen Orient, et un effet négatif de valorisation des stocks dans un contexte de cotations en baisse », explique Savencia.

Alimentation animale : Sanders crée une direction Développement et transmission

Sanders annonce, à l’approche du Space, la création d’une direction Développement et transmission, pour mieux répondre au défi démographique dans l’élevage français. Le numéro un de l’alimentation animale confie cette nouvelle direction à Dominique Breton, jusqu’alors directeur de Zone Sanders Bretagne. Sa mission sera de « structurer et d’accélérer les actions de Sanders en faveur du renouvellement des générations d’éleveurs, tout en renforçant son positionnement stratégique au sein des filières », est-il formulé dans le dossier de presse. « Elle doit notamment permettre de mieux articuler les enjeux de développement, de transmission et de création de valeur durable ». Depuis quelques années, Sanders a développé des dispositifs d’aide à la transmission : le « Matchy de l’élevage » pour favoriser la rencontre entre cédants et candidats à l’installation, l’accompagnement personnalisé et dans la durée des nouveaux installés « Pro’Pulse », et déployé trois plans d’aide représentant 16 millions d’euros entre 2022 et 2024. Depuis 2022, Sanders déclare avoir accompagné plus de 3 500 projets d’installation et de diversification

Aspartame : « aucune préoccupation en matière de sécurité », selon l'Efsa

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) confirme dans une réévaluation publié le 10 septembre, que le sel d’aspartame-acésulfame (E 962) en tant qu’additif alimentaire ne présente pas de risques pour la santé. Autorisé dans de nombreux aliments et boissons sans sucre ou à teneur énergétique réduite, cet édulcorant se décompose après ingestion en deux substances : l’aspartame et l’acésulfame K. Le groupe d'experts « n'a relevé aucune préoccupation en matière de sécurité liée aux usages et aux niveaux d'utilisation actuellement déclarés pour l'acésulfame K (E 950), l'aspartame (E 951) et le sel d'aspartame-acésulfame (E 962) », indique l’Efsa. Cette conclusion repose sur la dose journalière admissible (DJA) précédemment établie pour l’aspartame, fixée à 40 mg/kg de poids corporel par jour et désormais reconfirmée, ainsi que sur la DJA récemment révisée pour l’acésulfame K, fixée à 15 mg/kg de poids corporel par jour. Mais pour les ONG Foodwatch, Yuka et la Ligue contre le cancer, cet avis est « scandaleux » alors qu’en 2023, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’OMS a classé l’aspartame comme « potentiellement cancérigène pour l’homme ».

Forêts : le nématode du pin s'étend dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques

Plusieurs foyers de nématode du pin, un ver ravageur des résineux, ont été détectés dans les Landes et les Pyrénées-Atlantique, étendant la zone de surveillance à plusieurs dizaines de milliers d’hectares de forêt dans ces départements, a-t-on appris vendredi auprès des autorités. Selon la préfecture de région, ce ver translucide de moins d’un millimètre, capable de détruire une forêt entière quand il se propage, a été détecté fin août à Orthevielle (sud des Landes) et dans quatre communes de l’est des Pyrénées-Atlantique (Lescar, Lons, Artix et Mourenx), toutes situées hors de l’immense massif forestier des Landes de Gascogne. Depuis la détection d’un premier cas dans les Landes, à Seignosse, à l’extrémité sud du massif en novembre 2025, une course contre la montre s’est engagée pour parvenir à éradiquer ce petit organisme, via l’abattage des pins dans une «zone infestée» de 500 mètres autour des conifères contaminés et en retirant les arbres morts d’une zone tampon de 20 kilomètres. Les deux zones tampons s’étendent désormais sur près de 400.000 hectares, au sein desquelles la surface forestière surveillée totalise plusieurs dizaines de milliers d’hectares, a précisé à l’AFP la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt.

Addendum à l'agenda de la semaine agricole du 14 septembre 2026

Mercredi 16 septembre
Conférence de presse sur le bilan des moissons et les perspectives de commercialisation (Arvalis, FranceAgriMer)

Erratum sur la délégation coréenne chez Monique Ranou

Contrairement à l’information parue dans l’Agra Fil du 11 septembre, ce n’est pas la Fict (industrie charcutière) qui a invité des acheteurs coréens dans la Société charcutière de l'Odet (Monique Ranou) le 1er septembre mais Inaporc. Cette visite faisait partie d’un programme européen cofinancé par l’interprofession porcine.