Pour freiner l’afflux de céréales ukrainiennes, la Commission européenne a conclu le 28 avril un accord de principe, approuvé par Kiev, avec la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie pour instaurer une clause de sauvegarde exceptionnelle autorisant uniquement le transit de céréales et d’oléagineux (maïs, blé, colza, semences de tournesol) sur leur territoire. Bruxelles a indiqué qu’elle allait mener des enquêtes de sauvegarde sur d’autres produits tels que l’huile de tournesol. La clause de sauvegarde ne pourra entrer en vigueur qu’à partir du 5 juin, date à laquelle expire la suspension de tous les droits de douane et contingents tarifaires sur les produits ukrainiens importés dans l’UE. Son renouvellement a été approuvé le même jour par le Conseil et la veille par les eurodéputés. En retour, l’accord prévoit la levée des interdictions unilatérales prises par les cinq pays d'Europe de l'est sur les importations de produits agricoles ukrainiens bon marché (sauf pour le transit) accusés de tirer les prix vers le bas. Outre les céréales et oléagineux, cela concernait aussi le miel, le lait, la viande, les fruits et légumes ou encore le vin. Enfin, l’accord prévoit, comme annoncé le 19 avril par l’exécutif européen, un second paquet de 100 M€ issus de la réserve agricole, pouvant être complété par des fonds nationaux à hauteur de 200%.
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