Dans un entretien accordé à Agra Presse le 29 mars, Gilles Salvat, le directeur général délégué au pôle Recherche et références de l'Anses, prévient d'un «risque d'endémisation» de l'influenza aviaire, «par la faune sauvage ou par la survie du virus dans l'environnement». L'épizootie en cours dans l'Ouest est «extrêmement préoccupante» selon le responsable de l'agence sanitaire, qui alerte d'un risque de «faire la jonction» avec la saison hivernale, traditionnelle période à risque via les migrations d'oiseaux. «Assainir la zone des Pays de la Loire élargie peut prendre au moins trois mois» depuis ce jour, estime M. Salvat, car la gestion des animaux morts et des effluents est «très compliquée» sur le terrain. Par la suite, «à partir du dernier oiseau malade éliminé, il faut compter un à deux mois en fonction des températures extérieures pour que le lisier soit décontaminé», explique-t-il, alors que l'Anses a rendu un avis la semaine dernière sur cette question des effluents. Par ailleurs, selon Gilles Salvat, des hérons garde-bœufs malades de l'influenza ont été trouvés dans l'Ouest, alors que ces oiseaux sont «plutôt autochtones» et ne migrent pas systématiquement. Cet indice suggère que la contamination serait susceptible de persister dans la faune autochtone, qui pourrait jouer le rôle de «relais» de la maladie vers les oiseaux d'élevage.
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