À l’occasion du colloque des chercheurs du RMT Filarmoni (Inrae, instituts techniques, FranceAgriMer…) le 4 juin, l’économiste de l’Idele (institut de l’élevage) Christophe Perrot a présenté une typologie des installations récentes (2010-2020) dans les 33 000 micro-fermes (moins de 25 000 € de production brute standard). Il montre que les installés en « cadre familial » y ont encore une place importante (60 % des installations). Il y associe sa première catégorie d’installations, dites de « gestion du patrimoine foncier familial ». En effet un tiers de ces 33 000 installations en micro-fermes renouvelées se font en grandes cultures (céréales) et surfaces herbagères sans animaux. Les chefs d’exploitation de cette catégorie travaillent le plus souvent à moins d’un quart de temps, sur 13 ha de SAU et se sont installés tardivement (50 % après 50 ans). On peut y ajouter 12% d’installations avec transmission familiale en viticulture (très rarement avec mention de circuits courts) ou en arboriculture sur des faibles surfaces. La deuxième catégorie (10% des installations en microfermes renouvelées) est celle des « double actifs de père en fils » en élevage de ruminants (bovins viande ou ovins viande) avec parfois un peu de cultures. Une catégorie qui a peu de place dans le débat public français. La dernière catégorie facilement interprétable, celle dont on parle le plus quand on évoque les micro-fermes, est celle des installés « hors-cadre familial », présumés non-issus du monde agricole (Nima). Ils sont le plus souvent installés à plein temps, en élevage (sauf bovins lait et porcs) ou en maraîchage et cultures pérennes. Elle représente 20% des installations en microfermes renouvelées ou souvent créées.
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