Si la production de légumes bio destinés à l’industrie n’échappe pas au «tassement» du marché de la bio (voir notre dossier dans Agra presse hebdo n°3859), l’effet est pour l’instant relatif, selon la directrice du Cénaldi (AOP légumes industrie) Delphine Pierron. «Avec la période du Covid qui a un peu chamboulé les habitudes, on a du mal à voir une tendance ou en tout cas à considérer que ce que l’on voit aujourd’hui correspond à une tendance», explique-t-elle. Entre 2017 et 2021, la filière des légumes conserve et surgelés est passée de «3% à 6%» de surfaces bio, pour atteindre «5% des volumes» cultivés en agriculture biologique, soit «40 000 t en 2021». «On sent que 2022 est une année de transition, où les choses ne bougent pas trop, alors que l’an dernier on était encore en progression», poursuit Mme Pierron. Si des producteurs bio ont arrêté de faire du légume dans leur assolement pour développer les grandes cultures, plus rémunératrices actuellement, ce phénomène n'est pas spécifique à l’agriculture biologique. «En 2022, en conventionnel, on n’a pas trouvé toutes les surfaces pour certains légumes, comme les épinards et le haricot vert. Il a manqué 10% des surfaces dans certains bassins, notamment dans le grand Ouest», assure la directrice du Cénaldi.
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