La hausse des températures due au changement climatique accroît le risque d'exposition humaine aux mycotoxines, alerte l’agence européenne de l’environnement dans une analyse présentée le 10 mars. En effet, les événements météorologiques extrêmes, tels que les fortes pluies ou les sécheresses prolongées, augmentent le stress auquel les plantes sont exposées, rendant les céréales, en particulier le maïs, plus vulnérables aux infections fongiques, et donc à la contamination par les mycotoxines produites par des champignons. La principale source d'exposition aux mycotoxines est l'alimentation, principalement par la consommation d'aliments contaminés (en particulier les céréales et leurs dérivés). Un récent projet de recherche européen a montré que 14 % de la population adulte en Europe était exposée à des niveaux de mycotoxine déoxynivalénol (DON) considérés comme nocifs pour la santé humaine. L'Agence européenne de l'environnement recommande une approche européenne pour limiter cette exposition qui passe en particulier par la sélection de cultures résistantes aux infections fongiques, l’adoption de bonnes pratiques agricoles (rotation des cultures), ainsi que le recours à des méthodes de contrôle biologique et à des modèles prédictifs.
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