Les eurodéputés de la commission du Commerce international ont largement adopté (par 27 voix contre 8 et 7 abstentions), le 8 décembre, leur position sur la clause de sauvegarde agricole renforcée de l’accord UE/Mercosur. Pour apaiser les tensions et prendre en considération les demandes agricoles, des modifications ont été adoptées. Les eurodéputés souhaitent ainsi abaisser les seuils de déclenchement des sauvegardes, principales causes du rejet, à une augmentation des importations de 5 % sur une moyenne de trois ans (au lieu de 10 % d’une année sur l’autre). Ils proposent également de réduire à trois mois (au lieu de six) la durée des enquêtes – et même à deux (au lieu de quatre) en cas de produits sensibles. En outre, pour ces mêmes secteurs, ils proposent de réduire le délai de mise en place de mesures provisoires à 14 jours maximum à compter de l’ouverture de l’enquête (contre 21 jours). Les parlementaires demandent également à Bruxelles d’introduire une obligation de réciprocité des normes de production et un dispositif anti-contournement des sauvegardes. Enfin, des amendements visant à intégrer les œufs (catégories A et B et produits à base d'œufs) et les agrumes à la liste des produits sensibles ont aussi été adoptés. Cette position doit, à présent, être finalisée en séance plénière le 16 décembre avant que des négociations interinstitutionnelles avec le Conseil de l’UE n’aient lieu, probablement début 2026.
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