Alors que l’expérimentation des candidats vaccins contre l’influenza aviaire est encore en cours, «il nous faut une commande d’État pour démarrer la production», lance le p.-d.g. de Ceva Santé animale Marc Prikazsky dans un entretien à Sud-Ouest paru le 11 décembre. «Même si on me dit oui aujourd’hui, il n’y aura pas de production à grande échelle avant le mois de septembre 2023», affirme le patron du groupe français de santé animale. Selon M. Prikazsky, le vaccin pour les palmipèdes actuellement testé par l’Anses «donne de bons résultats, conformes à ce qu’on attendait». Le deuxième candidat vaccin en cours d’évaluation, produit par Boehringer Ingelheim, donne lui aussi des premiers résultats «très encourageants», selon un communiqué du fabricant du 12 décembre. Alors que la vaccination est encore interdite en France et dans l’UE, «la décision appartient aux autorités», rappelle son président pour la France, Erick Lelouche, cité dans le communiqué. Le ministre de l’Agriculture compte présenter sa stratégie vaccinale en mars 2023. D’après une étude commandée par les filières avicoles – dont Agra Presse s’est procuré un résumé –, le coût annuel de la vaccination pourrait varier entre 35 et 330 M€ selon les espèces et les zones géographiques couvertes (voir notre article dans Agra Presse hebdo).
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