L’aide publique du Japon à l’agriculture est nettement supérieure à la moyenne de l’OCDE. Les transferts en faveur de ce secteur ont représenté en 2007 0,9% du PIB, alors que l’agriculture occupe une part de 1,2% de ce même PIB (chiffre de 2006), selon un examen de la politique commerciale du Japon réalisé par l’OMC.
En dépit de l’importante aide publique que reçoit l’agriculture japonaise (soutien accordé aux producteurs et aux consommateurs), « ou peut-être à cause d’elle », la productivité de la main-d’œuvre de ce secteur « est restée inférieure à 25% de la moyenne nationale », constate l’OMC. « Durant l’exercice 2006, le taux d’autosuffisance alimentaire a été d’environ 39% sur la base de l’apport calorique, soit une diminution d’un point de pourcentage par rapport à l’exercice 2005 ; le Japon est ainsi l’un des plus gros importateurs de produits alimentaires au monde ».
Un secteur « relativement protégé »
Dans le secteur agricole, le Japon a introduit des mesures visant à passer du soutien des prix au soutien des revenus, note également le rapport. « Toutefois, ce secteur reste relativement protégé de la concurrence étrangère », même si « le tarif moyen appliqué aux produits agricoles est passé de 18,8% durant l’exercice 2006 à 17,1% durant l’exercice 2008 », suite aux diminutions des équivalents en pourcentage des droits fixes.
Toutefois, le régime tarifaire japonais comporte encore de nombreux droits fixes pour les produits agricoles.
Accords bilatéraux
Tout en restant favorable à un renforcement du système de l’OMC, le Japon considère que les accords de libre échange régionaux et bilatéraux sont complémentaires de la libéralisation au niveau multilatéral, souligne par ailleurs le rapport. Quatre accords additionnels, avec le Chili, la Thaïlande, l’Indonésie et le Brunéi, sont ainsi entrés en vigueur récemment et un autre, avec l’Anase (Association des nations du sud-est asiatique), a été signé.
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Toutefois, « les accords souscrits avec des pays qui sont d’importants exportateurs de produits agricoles excluent en général un nombre élevé de ces produits ».
Enfin, le Japon a élargi le 1 er avril 2007, dans le cadre de son schéma des préférences généralisées (SPG), le champ d’application du traitement particulier (franchise de droits et de contingent) accordé à 49 PMA (pays les moins avancés). Depuis lors, ce dernier concerne 98% de l’ensemble des lignes tarifaires, contre 86% précédemment.
Les principaux bénéficiaires du SGP du Japon sont la Chine, la Thaïlande, l’Indonésie, les Philippines et le Viet Nam. Toutefois, de nombreux produits agricoles en sont exclus.