Président de la Chambre d’agriculture de Charente-Maritime, Luc Servant est inquiet. « Aujourd’hui, l’eau se retire, mais les parcelles sont perdues pour cette année », observait-il le 4 mars. En fin d’été ou début d’automne, les agriculteurs devront faire des apports de gypse pour récupérer leurs terres salées par la mer. « La remise en état, qui comprend le décompactage et le gypsage, va coûter de l’ordre de 1 000 à 1 500 euros de l’hectare », estime-t-il. Auxquels il faudra ajouter les pertes de récoltes, puisque les terres ne seront pas moissonnées pendant au moins un an. Les exploitations d’élevage vont de leur côté devoir faire face au manque de fourrages. Elles ne pourront pas tenir la saison, d’autant plus qu’il leur sera impossible de compter sur le maïs. En ce qui concerne le matériel, les moteurs ainsi que les outils électriques sont définitivement perdus. « Bien sûr, les assurances vont rembourser, sauf que les appareils de plus de dix ans d’âge, comme les pompes de drainage, par exemple, ne seront probablement pas pris en charge », note le professionnel. Le conseil général a débloqué une première aide de 2 millions d’euros. Mais cela ne suffira pas, estime l’agriculteur.
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