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1 M€ levé par Journey pour populariser la cuisine basse température

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La cuisson basse température, réservée aux restaurants gastronomiques, touche désormais le grand public avec l’offre de repas du quotidien lancée par Journey. Plusieurs business angels ont mobilisé un million d’euros pour déployer l’offre à l’échelle nationale.

L’annonce vient d’être faite, mais la levée de fonds remonte à l’été dernier. Le site de livraison de repas cuisinés à basse température Journey a levé un million d’euros auprès de plusieurs business angles. Et pas des moindres : on compte parmi eux, Anthony Bourbon, le fondateur de Feed (boissons repas, barres protéinées, etc.) qui a monté une équipe de « parrains » comprenant Hubert Patricot, ancien p.-d.g. de Coca-Cola Entreprise Europe, Marc Valerius de Beffort (ancien vice-président international de Monster Energy), Jonathan Anguelov, fondateur d’Aircall ou encore l’animateur Arthur (Jacques Essebag). Sans dévoiler la part du capital de la société obtenue en échange de cet apport de liquidités, le fondateur Romain Fiorotto précise qu’il contrôle toujours la majorité du capital à l’issue de cette opération.

Romain Fiorotto est parti d’un constat : les applications de livraison de repas reviennent finalement assez cher au client, addition alourdie par l’impact environnemental que représente le déplacement d’un livreur pour livrer un seul repas. « Notre idée consiste à livrer les clients pour au moins quatre plats à la fois, et même davantage avec un prix dégressif en fonction du nombre de repas », explique Romain Fiorotto. Le jeune créateur d’entreprise table sur l’essor du télétravail et les commandes groupées entre collègues ou tout simplement la capacité d’anticipation des clients partant pour planifier leurs repas à l’avance. « Notre technologie permet de conserver les produits entre dix et quinze jours au réfrigérateur », précise Romain Fiorotto, un ancien restaurateur.

La basse température permet de conserver les aliments sans additifs

Car l’originalité de Journey réside dans les moyens mobilisés pour cuisiner les aliments : ils sont cuits à basse température, dans des poches, ce qui procure un avantage gustatif indéniable, l’absence de conservateurs ou d’additifs, la préservation des nutriments, une date limite de consommation de dix jours à deux semaines, et une certaine praticité : les sachets doivent être réchauffés au micro-ondes avant de dresser son assiette. Ce mode de cuisson est surtout l’apanage de la restauration gastronomique et n’est pas utilisé pour des plats du quotidien.

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L’offre de Journey a été lancée en janvier 2021 en Ile-de-France, en s’appuyant sur un traiteur partenaire francilien qui réalise les plats selon la recette élaborée par l’équipe de Romain Fiorotto, qui compte au total cinq collaborateurs. Sans communiquer son volume d’affaires depuis le début de l’année, celui-ci vise, pour la fin 2022, un chiffre d’affaires d’un million d’euros, 10 000 clients actifs, et un premier exercice bénéficiaire.

Avec les fonds récoltés, Journey va pouvoir renforcer ses équipes et s’adresser à davantage de consommateurs en se déployant dans toute la France grâce à la livraison par Chronofresh lancée dans le courant du mois de novembre. Autre chantier : la « cantine digitale » consistant à proposer l’offre de repas directement à des entreprises pour leurs collaborateurs. « Six entreprises profitent déjà de notre offre de cantine digitale », précise Romain Fiorotto. Et des recettes fonctionnelles pourraient aussi être lancées, adaptées à chaque régime alimentaire recherché.