La branche du groupe coopératif breton Unicopa bénéficiera pour sa restructuration d’un investissement de 11 millions d’euros sur deux ans.
Les restructurations de 2000 et 2004 n’entament en rien la détermination de Daniel Sauvaget, directeur de la branche volaille du groupe Unicopa : « Nous voulons rester un acteur qui compte», a-t-il expliqué récemment. Alors que les procédures de consultation du plan de réorganisation industrielle de la branche qui emploie 2 200 salariés, venaient à peine de s’achever, deux manifestations de salariés ont convaincu la direction d’expliquer à nouveau sa démarche de spécialisation de ses sites industriels dans un communiqué. « Il n’y pas d’autre alternative possible» que celle qui consiste à adapter progressivement l’offre du groupe à une consommation de volailles en « évolution rapide », a répété Daniel Sauvaget. L’investissement s’élèvera à 11 millions d’euros sur deux ans. 6 millions d’euros concernent l’usine de Saint-Nicolas du Pélem dans les Côtes-d’Armor, « qui va être spécialisée dans les produits élaborés » et 1,7 million d’euros l’usine de Languidic dans le Morbihan, spécialisée dans le poulet frais entier, découpé ou préparé en gammes saisonnières crues. A Languidic, il s’agira de rechercher des gains de productivité dans un outil prévu pour passer de 420 à 675 000 poulets abattus par semaine.
Un travail de fond sur la marque « Cuisine et Vrai »
Le solde – près de 3 millions d’euros – sera consacré en 2005 à l’achèvement de l’outil de Saint-Nicolas du Pélem dans le but d’innover dans les portionnements (poids fixes) et les conditionnements (atmosphère contrôlée…). Peu disert sur ce dossier, Daniel Sauvaget confie juste que la tendance du marché, c’est de « vendre les produits de volailles comme on vend les tablettes de chocolat», dit-il. Avec un poids fixe et une multitude de goûts différents. Un travail de fond est en cours pour définir le périmètre et les attributs de la marque « Cuisine et Vrai ».
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Les objectifs de tonnages pour l’ensemble de la branche sont fixés pour 2005 à 170 000 tonnes de produits de volailles contre 177 000 en 2004. La seule baisse programmée concerne le poulet frais (de 50 000 à 40 000 tonnes), et l’unique hausse (de 7 500 à 10 000 tonnes) les produits élaborés. Le chiffre d’affaires doit, selon les prévisions, demeurer à 330 millions d’euros. Côté salariés, la direction va proposer à 420 personnes des mutations sur différents sites, y compris non avicoles. Mais, selon la direction et les syndicats, entre 50 et 80 personnes pourraient ne pas accepter ces reclassements.
Outre la volaille, Unicopa travaille dans le lait, la charcuterie-salaison et l’alimentation animale. L’union industrielle, dont le siège se trouve à Morlaix (Finistère) emploie près de 5400 personnes.